GUILLAUME LOIZILLON

Guillaume LOIZILLON lives and works in Paris, composer and musician attracted by all the other media, lecturer at the music department of Paris 8 University.
Since now more than two decades, Guillaume LOIZILLON always savagely remains independent and unceasingly attracted towards new experiments and developments. Electronic music, sonic arts, improvisation, poetry, installations and intermedia meetings :it is a completely personal course carried out in these various directions which characterizes the work of this artist.

Guillaume LOIZILLON vit et travaille à Paris
Compositeur et musicien attiré par tous les autres médias, maître de conférences au département musique de l’université Paris 8.
Depuis maintenant plus de deux décennies, Guillaume LOIZILLON reste toujours farouchement indépendant et sans cesse attiré vers des expériences et des développements nouveaux. Musiques électroniques, improvisation, poésie, installations sonores et rencontres intercultu-relles : c’est un parcours tout à fait personnel mené dans ces différentes directions qui caractérise le travail de cet artiste.

Site personnel / Personal web site



AUTOMATES (trace 016/CD)    IMPOSTURES (trace 011/CD)
TOUS LES INSTANTS SE RESSEMBLENT (trace 001/CD)

AUTOMATES (trace 016/CD)

EXTRAITS/EXTRACTS

Musiciens :
Guillaume Loizillon,
Laurent Saïet,
Jean-Marc Trioullier.

1. Origines.
2. Logomotif.
3. Bref séjour dans l’éther miné.
4. Instant de Markov.
5. Turbulences.

6. Petite conscience.
7. Sommeil.
8. Horloge et poussière.
9. Étoile mécanique.

 

Machinisme et onirisme.
Automates est le troisième CD de Guillaume LOIZILLON pour TRACE LABEL. Bien que son style reste éminemment reconnaissable, il s’agit, comme pour chacune de ses réalisations, d’aborder un territoire musical différent et de proposer un parcours imaginaire et sonore original.
Les sources musicales du disque utilisent des techniques informatiques de composition musicale automatique et des sons de synthèse.
De loin en loin, d’importantes interventions instrumentales, à la flûte ou à la guitare électrique, enrichissent les sonorités et introduisent la dimension du jeu et sa respiration. Elles tempèrent ainsi le mécanisme aride de la proposition de départ. Quelques apparitions vocales, contribuent également à cette prise de distance.
Ainsi, le désir n’est pas de laisser se dérouler simplement les algorithmes musicaux. Il s’agit au contraire, tout en les gardant présents dans l’écoute, de les corrompre et de les attirer, par un long travail de montage-démontage, vers des régions aux espérances plus troubles et poétiques. L’automate mécanique cède alors le pas à l’automatisme verbal et sensoriel du demi-rêve. La musique oscille alors entre les pôles d’un système machinique et onirique mû par une mécanique qu’alimenterait une énergie pataphysique.

Mechanization and onirism.
Automates is the third CD of Guillaume LOIZILLON for "TRACE LABEL".
Although the style remains completely recognizable, the music, like each one of its works, approach a new territory and proposes an original sounding experiment. The musical sources of the disc use techniques of automatic musical composition.
Important instrumental interventions, to the flute or to the electric guitar,enrich the sonic process and introduce the dimension of the musical play and its breathing. They thus moderate the arid mechanism of the initial proposition. Some vocal appearances, also contribute to this taking of distance with automation. Thus, the desire is not simply to allow proceeding of musical algorithms. But, on the contrary, while keeping them present in listening, to corrupt them and attract them, after a long editing work, towards turbid regions and more poetic hopes.

 

« Comme une traversée de l’Achéron conduite par Charon, il nous est proposé ici un parcours sonore imaginaire et inhabituel, ponctué de sons de synthèse et d’interventions musicales électriques. Cette musique  est à respirer : se laisser faire, aller à tout prix, clore à demi les paupières… Au départ algorythmiques, les processus biaisés de musique générative de Loizillon permettent d’enrichir une proposition musicale à priori aride pour en faire un foisonnement sonore et narratif ; comme un voyage en terre étrangère […] La voix spectrale de Gaston Bachelard souligne définitivement le propos du disque : analyser les processus de création poétique… » Octopus (2003)



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IMPOSTURES (trace 011/CD)

EXTRAITS/EXTRACTS

Musiciens :
Etienne Brunet,
Laurent Saïet,
Franck Grosmaire,
Anne Gouraut,
Hélène Avice,
William Bird,
Benjamin Ritter,
Guillaume Loizillon.

1. Nymphe amie.
2. Hasard objectif.
3. Série.
4. Menace.
5. Redon-danse (dense).
6. Localisation.
7. Vitesse de l’oubli.
8. La taupe.
9. Sale affaire.

10. Action commerciale.
11. Petite guirlande à méditer soi-même.
12. Trousse de survie.
13. Chant d’honneur.
14. Imposture en blanc.
15. Logomanie .
16. Oiseau de moyenne augure.
17. Ni cieux ni lettres.
18. Analogie.

 

« Autant vous le dire tout de suite, Imposture est un titre imposteur. Évidence d'un véritable travail sur l'interaction que mots et sons entretiennent, Imposture ressemble bien à sa jaquette: le sexe d'une femme, photographié puis dupliqué sur toute l'étendue des trois volets et recolorisé, si bien qu'il en devient abstrait, vidé de son sens, épuisé à force de n'être pas érotique. Une image trafiquée montre le passage de l'organique et du sulfureux au motif, au papier peint. Il en est de même du travail de Guillaume Loizillon sur la multi-dimensionalité du son : texture et couleur se donnent en écoute pour elles-mêmes, pour elles seules, débarrassées dans un premier temps de sens immédiat. Point de signification cachée, la seule règle est l'écoute absorbante, la plongée en apnée dans l'intimité du timbre, la caresse de la peau du son, de son grain. Sur cette musique sensuelle et évocatrice, viennent mourir des mots à peine formés, des sons encore inorganisés, numérisés parfois, des sons d'avant la naissance du mot intelligible : éructation, effet d'annonce, lacunes et bégaiements, détournements sémantiques, silence rompu et regretté... Les emprunts littéraires ne sont d'ailleurs pas anodins : Marcel Duchamp, Carl Gustav Jung, Julien Blaine, les maîtres de l'informulé.
Le dispositif musical – minimal, tendu et déterminé – allie acoustique, électronique et informatique. Il permet la rencontre émouvante des mots-simulacres et des sons faux-semblants, des duperies sonores et des calembours bruitistes. L'ensemble demeure parfaitement servi par les musiciens Etienne Brunet, Laurent Saïet, Frank Grosmaire, Anne Gouraut. Guillaume Loizillon invente ici la métonymie du bruit, la synecdoque de la clarinette, la prétérition de la contrebasse...
Comme la peau du lait oublié sur le feu : mélange de gourmandise et de doux dégoût; le disque fonctionne ainsi. "Comme la rencontre d'une machine à coudre et d'un parapluie sur une table d'opération" (Lautréamont), le disque s'écoute ainsi. » S. H., Octopus



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TOUS LES INSTANTS SE RESSEMBLENT (trace 001/CD)

EXTRAITS/EXTRACTS

Musiciens :
Guillaume Loizillon,
Franck Grosmaire,
Laurent Saïet,
Étienne Brunet,
André Férole,
Hervé Franck bachelier,
Christian d’Aiwee

Tous les instants se ressemblent
Trace 001/CD

1. Quelques nuits.
2. Au-delà des fenêtres.
3. Ailleurs.
4. Extra-muros.
5. Chaque minute…
6. Calligramme.
7. Les villes que j’ai vues.
8. Dialecte.
9. Paraboles.
10. Midsummer…
11. Was it a cat I saw ?

 

Discographie (comme compositeur) :
"Automates" Trace 016 , 2003
"La 5ème feuille" (texte et voix de Julien Blaine) CD audio coproduction Trace label & K'A, Marseille, 2001
"Epidemik-text-text-nowtechno" (texte et voix de Joel Hubaut) Trace 012, 2000 (Enregistré en 1999 au théâtre de l'Echangeur, Bagnolet)
"Imposture" Trace 011, 2000
"5 microsonies" , revue sonore SONART n°16 : "70 minutes de poésie en l’an 2000"
"Calmar " (texte et poix de Julien Blaine) CD-Audio et CD ROM "3 contre 1", Trace 009, 1999
"Fleurs et insectes" : CD-Audio et CD ROM "Vanités", TRACE 004, 1997
"Affirmation G" (avec l’Orchestre Inachevé) : CD "Linéa Riposo" : TRACE 003, 1995
"Tous les Instants se ressemblent" : TRACE 001, 1993
"Noir et Blanc" (Avec Hector Zazou, Bony Bikaye, Claude Micheli) : Crammed disc 023 (Bruxelles), 1984
Mary Moor , "Pretty day" , 45 t (Composition avec Barney Wilen et Claude Micheli), 1983
"Toile de fond" 33t collectif "Sous-Paradis", 1983
Créations et collaborations musicales :
"Affirmation G"., musique pour les chorégraphes Flavio Tortolli et Chrystine Van Maerem. Création à la Biennale de la Danse du Val de Marne. (1995)
"Réseau", Pièce pour bande magnétique : Prix du Public , Concours de jeunes compositeurs en musique expérimentale, Orléans 1988.
"Radio monde Cash" pour flûte trombone et dispositif électroacoustique, commande de la ville de Gentilly, 1987 : Reprise en 1992 avec Thierry Madiot (Trombone) et Jacques Le Trocquer (Flûtes).
Concerts avec le saxophoniste Barney Wilen. 1983-1985 Concerts avec le groupe "Zazou Bikaye" : France, Sénégal, Autriche, Allemagne, Belgique, Pays Bas, Grande Bretagne. 1983-1986
"Plaisir Synthétique" et "îles" : Musiques pour le chorégraphe Jean-Marc Matos composées avec Claude Micheli : représentations au Centre Georges Pompidou, aux festivals d’Avignon et de La Rochelle, 1985
Réalisations multimédia et installations :
2002 : participation à l’exposition "Terminal Zone" , poésie et nouvelles technologies, présentée au Centre d’Art contemporain de Basse-Normandie exposition itinérante, Centre Noroit, Arras, C.I.P.M, Marseille (Juin-Septembre 2003)
Exposition "les sons", Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris, 1999
"Tag surfusion" (pièce pour CD Rom sur des textes de Jacques Donguy) : revue DOCKS et Centre Georges Pompidou : "les revues parlées", 1998.
"Tract : parcours vaniteux " pièce interactive pour la partie CD-ROM de l’album "Vanités" TRACE 004, 1997
1995 – 1996 :"Rituel de la foudre" Bande musicale, deux ordinateurs, diapositives : Espace Elektra (Paris), Skironio Museum (Athènes).
Publications et travaux universitaires :
"Texte et ordinateur : une esthétique de la programmation", Revue DOCKS n° 3.14-16 , Ed. AKENATON, Ajaccio. (Revue papier et CD-ROM)
"L’analyse et la synthèse sonore : un point de vue musical sur le son" Médiation & Information, Revue Internationale de Communication, Ed. L’Harmattan,
"Tag surfusion", en collaboration avec Jacques Donguy. Travail de transformation de textes à l’aide de l’ordinateur. Ed. de L’Évidence.
"Mode de description des sons et synthèse sonore" : thèse de doctorat, Université Paris 8, 1996.

« La musique de Guillaume Loizillon est un parcours transversal à travers le rock, le jazz, les musiques du monde et la musique électroacoustique. Ses sources d'inspiration en sont la ville et l'écoute du monde, telle qu'elle nous parvient à travers les réseaux de communication, avec leur dramaturgie spectaculaire et équivoque. Une musique aux accents tantôt baroques, tantôt en proie à la fluidité d'une mer d'huile, complexe et virulente, un art complet, entre création pure et technique de demain. » Glaz’art


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